La perturbation du sommeil lors du changement d’heure est liée à la production de mélatonine par le cerveau. Cette hormone dépend directement de la luminosité perçue tout au long de la journée, laquelle se trouve modifiée brusquement par le décalage de l’horloge. Chez les personnes fragiles, ce dérèglement peut entraîner des troubles de l’attention et de l’appétit, ayant des conséquences néfastes sur leur bien-être général.
Pour que la transition se fasse en douceur, plusieurs réflexes simples peuvent être mis en place dans votre pratique quotidienne :
1. Maintenir des horaires d’activités fixes
Le point le plus important est de veiller à ce que le bénéficiaire ne change pas l’heure de ses habitudes de vie. Si l’heure du coucher est habituellement fixée à 21h, elle doit rester à 21h après le changement, afin de ne pas perturber davantage son horloge biologique.
2. Anticiper et rassurer
Pensez à sensibiliser la personne que vous aidez au changement à venir quelques jours avant la date effective. Le fait de les rassurer sur le caractère naturel de l’adaptation permet de limiter leur anxiété face à ce bouleversement de leurs repères.
3. Favoriser l’exposition à la lumière naturelle
Incitez vos bénéficiaires à profiter au maximum du soleil pendant la journée. Cela aide leur cerveau à se synchroniser plus rapidement avec les nouvelles heures de luminosité.
Pendant les deux semaines qui suivent le changement d’heure, encouragez les personnes que vous accompagnez à être attentives à leur fatigue. Il est tout à fait normal qu’elles ressentent un besoin accru de sommeil durant cette période de transition.
Votre rôle de soutien est primordial pour que ce passage se déroule sereinement. N’oubliez pas qu’une seule minute suffit pour améliorer le quotidien des personnes que vous aidez.
Le changement d’heure impacte principalement le sommeil, l’appétit, l’humeur et les capacités d’attention des personnes âgées.
L’adaptation se fait naturellement, mais il est conseillé de rester vigilant et à l’écoute de son corps pendant environ deux semaines après le changement.
Maintenir les activités quotidiennes à la même heure permet de ne pas surcharger l’organisme et d’aider le bénéficiaire à ne pas se sentir « pris au dépourvu » par le décalage.